La découverte intrigante : le rôle des vitamines B
C’est ici que le mystère commence à se dévoiler. Une étude majeure nommée VITACOG a révélé que les vitamines B pouvaient réduire le rétrécissement du cerveau. En 2015, les chercheurs ont re-analysé les données et découvert que ces bénéfices n’étaient observés que chez les personnes ayant des niveaux élevés d’oméga-3 dans le sang. Pour ceux ayant des niveaux élevés d’oméga-3, les vitamines B ont réduit le rétrécissement du cerveau de 40%. Pour les autres, aucun bénéfice n’était observé. Des résultats similaires ont été trouvés en réanalysant des essais de 2006 et 2019.
Mécanismes sous-jacents et incertitudes
Les chercheurs pensent que les vitamines B aident à produire de la phosphatidylcholine, nécessaire pour transporter les oméga-3 à travers la barrière hémato-encéphalique jusqu’au cerveau. Toutefois, il reste des incertitudes et des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces hypothèses.
Les doses optimales et les populations cibles
Des études contradictoires existent également. Par exemple, une étude de 2010 n’a montré aucun effet des oméga-3, probablement en raison de l’absence de déclin cognitif dans les deux groupes testés. Une autre grande étude, la AREDS2, qui combinait des oméga-3 avec d’autres vitamines mais sans vitamines B, n’a pas trouvé de bénéfice cérébral. Enfin, l’étude LipiDiDiet avec oméga-3 et vitamines B n’a pas non plus montré de résultats probants, en raison d’un déclin cognitif moindre que prévu dans les deux groupes.