Dépistage du cancer du col de l’utérus : 40 % des femmes concernées ne suivent pas cette recommandation, d’après l’INCa
Dans son dernier communiqué, l’Institut rappelle que le dépistage joue un rôle crucial dans la prévention et le traitement du cancer du col de l’utérus. En repérant des lésions précancéreuses ou un cancer à un stade précoce, il permet non seulement de réduire la gravité des traitements, mais aussi d’augmenter significativement les chances de guérison.
Entre 25 et 29 ans, le dépistage repose sur un examen “cytologique”, destiné à identifier des cellules anormales, tandis que de 30 à 65 ans, il consiste à rechercher la présence du HPV, principal facteur de risque de ce cancer. Ces examens doivent être réalisés tous les trois à cinq ans, selon les tranches d’âge. Pourtant, 40 % des femmes concernées ne respectent pas cette recommandation, s’exposant ainsi à des risques évitables, selon les chiffres de l’Institut national du cancer.
En complément, la vaccination contre le HPV, recommandée dès l’âge de 11 ans pour les filles et les garçons, joue un rôle essentiel dans la prévention primaire, bien qu’elle ne protège pas contre tous les génotypes de ce virus, rappelle l’Assurance maladie. C’est pourquoi un dépistage régulier est recommandé, même pour les femmes vaccinées. Cette double approche dépistage et vaccination pourrait permettre d’éradiquer à terme le cancer du col de l’utérus, comme le souligne l’INCa. Les femmes DW n’ayant pas effectué le dépistage dans le délai recommandé reçoivent une invitation de l’Assurance maladie et bénéficient d’une prise en charge à 100 % du test, afin de favoriser l’accès au dépistage pour les plus vulnérables ou éloignées du système de santé. Des supports d’informations sont accessibles sur le site JeFaisMonDepistage.e-cancer.fr, où il est également possible de prendre rendez-vous pour un dépistage.